1 an zéro déchet : le grand bilan

J’ai presque un mois de retard pour cet article… Pas eu beaucoup de temps ces dernières semaines 🙂

Voilà, cela fait maintenant un an passé que nous sommes entrés dans notre démarche zéro déchet. Toute fin janvier 2019, Julia nous demandait de ne plus acheter de plastique. On a répondu favorablement à sa demande et franchement, nous ne sommes pas déçus du voyage et de tout le cheminement parcouru.

La première étape fut de virer l’essuie-tout puis l’éponge. En moyenne, nous avons effectué un changement par semaine mais il a aussi fallu vider les placards, finir les stocks et instaurer les habitudes, petit à petit. Bien sûr, lorsqu’on se documente, on a envie de tout changer d’un coup, mais c’est pas loin de l’impossible. Donc c’est chacun à son rythme.

1. Ce qui a concrètement changé :

Notre manière de faire les courses : très peu de choses en supermarché. Le fromage vient de la ferme du village d’à côté, les oeufs du village dès que possible (faut bien qu’il y ait des avantages à vivre à la pampa, hein !), on privilégie les commerçants locaux, le magasin bio, le marché parfois. Et quelques petites choses encore au super U, mais peu.

Notre manière de consommer : du bio essentiellement – mais comme déjà évoqué dans un autre billet, pas au dépend de notre budget. En refusant de consommer et d’acheter des produits transformés, la facture baisse drastiquement – tu peux donc t’offrir du bio en contrepartie. Et des produits de proximité, du local.

Congeler sans sacs plastique, c’est possible : du verre, des anciennes boîtes ou tupp, des tissus fins.

Viser l’auto-suffisance, mais en étant réaliste : nous consommons énormément de fruits et légumes dont l’essentiel vient de notre propre production. Ce qui explique que je n’ai que peu besoin de me rendre au marché. Par exemple, en ce moment, je mange des cerises avec mon muesli au matin. Cerises que je sors du congélateur juste avant de passer à table. Et je savoure les tisanes de mon jardin aussi.

Je privilégie le fait-maison pour beaucoup de choses. Néanmoins, il faut être réaliste : il n’est pas possible de TOUT faire soi-même. Et on fait aussi ses choix selon ses envies. Par exemple, je ne fais pas mon liquide vaisselle ou mes savons, je les achête en vrac. J’ai beau savoir que c’est simple, je n’ai pas envie. J’ai essayé une ou deux fois les savons. Rigolo mais chronophage. Donc quand on bosse, on va à l’essentiel. D’autres feront d’autres choix, tout est en fonction de ses centres d’intérêt.

S’organiser : j’ai toujours un panier avec des bocaux vides / tupp et un sac avec des sacs en tissus dans ma voiture. Si j’ai besoin de faire des courses à l’improviste, je suis équipée.

La clé : avoir son panier de tupps, de verres et des sacs en tissu dans le coffre… Facile pour les courses. J’ai indiqué le poids des tupps et bocaux pour faciliter les choses.

Valoriser les choses, jusqu’au bout : pas question d’aller mal fagotée au boulot. Mais j’ai décidé d’utiliser mon stock de vêtements ou de lui mettre une bonne claque avant de racheter des choses. Certaines pièces vieilles de plusieurs années montrent des signes de fatigue : si la réparation n’est pas envisageable, je récupère les boutons, tirettes. Vincent fait pareil, et nous étendons ce principe à nos loisirs etc. Des relans de minimalisme me diront certains. Avec ce que nous possédons, nous en sommes loin. Et cela ne me conviendrait pas, je le sais 😉

Lutter contre le gaspillage : parfois, je récupère des paniers d’invendus, surtout quand j’en ai un peu assez du potiron ou du poireau 🙂

Bref il s’agit de consommer intelligemment.

2. Les routines du quotidien :

Hygiène :J’ai toujours eu peu de produits de beauté. J’en ai encore moins. Ceux qui me côtoient savent que j’aime bien me maquiller. C’est juste que j’ai un mascara, un crayon à paupière, 3 couleurs d’ombre à paupière, 3 couleurs de rouge à lèvre et pareil pour les vernis. C’est tout. Pourtant, je suis assez coquette. 1 crème et c’est tout. Pour l’hygiène c’est savon artisanal, shampoing solide. Et protections féminines lavables cousues maison + cup.

Pour les produits d’entretien, nous privilégions le savon noir pour le sol, le vinaigre blanc. Mais j’ai toujours encore une bouteille de javel (parce que pas finie), et un « vrai » produit WC en cas d’attaque nucléaire de gastro 😉 J’ai encore un spray antical que j’utilise quand le vinaigre blanc n’arrive pas à bout du bac à douche. C’est très rare.

Jardinage : au naturel ! Savon et huile contre les pucerons.

3. C’est tout beau… Mais des retours en arrière ?

Je ne reviendrai en arrière pour rien au monde. J’ai pris de nouvelles habitudes et m’y suis faite. MAIS oui, il y a eu un retour en arrière – pour trois points seulement :

  • le dentifrice : nous sommes revenus au dentifrice du commerce, l’elmex. Le dentifrice fait maison ne convenait PAS DU TOUT à Vincent : il aurait bien voulu, mais pas possible (aphtes, dents sensibles). Pareil pour une amie.
  • le beurre : je ne fais que très rarement du beurre moi-même car celui du fermier est excellent. Pourquoi s’embêter alors…
  • l’après shampoing de Julia : Julia et moi avons un shampoing solide qui nous convient (et à Vincent aussi). Comme elle et moi avons les cheveux longs, il nous faut un soin démêlant. Enfin, chez elle les noeuds sont sur le crâne, même avec une chevelure plus courte, cela ne changerait pas grand chose. Mais l’après-shampoing solide n’est pas assez efficace pour elle. Nous avons repris un après-shampoing « conventionnel » en gardant le shampoing solide.

4. Et la poubelle ?

Bien la poubelle se remplit lennnntement. Le petit sac poubelle de la cuisine a tenu 2 mois. Nous avons fait des travaux, du bricolage et eu quelques déchets par rapport à ça et avons sorti la grande poubelle au bout de deux mois – et il y avait encore de la place dedans…

C’est très peu, mais on est loin du pot de verre que certains de la mouvance zéro déchets montrent fièrement au bout d’un an. Et ce n’est pas un objectif in fine pour nous.

5. Notre objectif

Eh bien c’est de continuer à consommer sainement (pour la santé), intelligemment et de manière respectueuse pour l’environnement, en évitant un maximum les déchets, surtout plastiques. Et si beaucoup de personnes avancent le fait que « ça ne sert à rien », « c’est du pipi de chat », ou « c’est des lubies de bobo », je répondrai que si personne ne fait jamais quoi que ce soit, les choses ne bougeront jamais. Je le fais pour moi, pour ma fille, et pour les générations futures.

Et pour ceux qui ont envie de s’y mettre sans trop savoir par où commencer.. il existe aussi de petits cahiers rigolos vous accompagnant semaine par semaine…

Un exemple parmi plein d’autres…

9 commentaires

  1. Bravo!! quel super bilan! ça fait 4 ans que je suis en démarche de réduire les déchets et je n’en suis pas là encore.. mais c’est encourageant de voir comme vous avez réussi une super transition en si peu de temps!
    félicitations

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